09-02-2010
 
      CHRONIQUES
Vivement un effet d’entraînement !
L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) est née en 2007. Son baptême du feu a eu lieu l’année suivante avec sa mission d’audit inaugurale auprès de 72 services nationaux. Ce n’est qu’en janvier 2010, suite à la publication de leur premier rapport, que les hommes de Youssouph Sakho, directeur général de l’ARMP, sont sortis de l’anonymat. Apparaissant au grand jour sous leurs habits de lumières. En véritable «monsieur propre» des opérations, souvent opaques, de passation des marchés publics.
      CHRONIQUES
Can…cophonie !

Il aura fallu attendre la 27e édition, et plus de cinquante ans de football continental pour s’en rendre compte : l’Afrique à travers sa Can n’a pas encore appréhendé la modernité qui fait le succès de l’organisation d’une compétition continentale. Faisons l’impasse sur le convoi mitraillé des Togolais et les dégâts collatéraux, les petits détails qui montrent l’immaturité des dirigeants africains, parce qu’il y a plus important. Asseyons nous sur le canapé, regardons l’histoire récente de cette compétition et rendons nous compte de plusieurs faits et actes malheureux.

      VOS REACTIONS
firou
Raz de maére
Cela ne s'est pas matérialisé dans les urnes, vous nous l'avez vendu et rien, nada, touss
      EDITORIAL
Des petits pas pour l’abîme

En politique, il existe deux règles auxquelles nul acteur ne veut déroger : garder l’initiative et frapper l’adversaire là où il est faible. L’illustration se déroule sous nos yeux depuis que des érudits de l’islam ont décidé que le Monument de la Renaissance devrait être inscrit au registre des sacrilèges. Comme moyen de défense de l’œuvre, le Président de la République convoque des symboles qui « n’ont jamais gêné personne », parce que « c’est également cela la tolérance », version sénégalaise. L’Eglise a été citée au même titre que des figures de l’Islam. Les mots de trop ?

Artisanat
Le village de Soumbédioune suffoque   
Daguène Gaye

Le village artisanal de Soumbédioune ne vit plus. IL est confronté à des problèmes d’accessibilité et de visibilité. Autant de problèmes qui freinent le développement des activités du site. Les artisans en appellent à la responsabilité des autorités.

Le village artisanal de Soumbédioune, un site touristique situé sur la corniche ouest, à hauteur du marché de la Gueule Tapée  non loin de la très populeuse Médina.Le site, jadis très fréquenté, n’est plus que l’ombre de lui-même.

Il est 11 heures passé de quelques minutes, ce vendredi 16 octobre. Des œuvres d’art, faites à la main sont exposées devant des boutiques. Des poupées pour enfants, des sacs en cuir, des girafes sculptées, des colliers et d’autres articles renseigne sur l’identité artistique des lieux.
 
À l’intérieur d’une des boutiques qui servent également de fabriques, des artistes sculptent le bois. Ousmane Gaye est l’un d’eux. L’objet qu’il sculpte a déjà pris forme, et l’on peut deviner aisément qu’il s’agit d’une tortue.

Mais ce qui frappe, le plus, le visiteur dans ce village, c’est le calme qui y règne. Les clients ne sont plus nombreux. «C’est toujours comme ça depuis un certain temps. Les choses ne marchent vraiment pas pour nous», se désole Mme Socé Diouf. À côté d’elle, quelques individus le thé, histoire de meubler le temps.

 «Depuis qu’on a commencé les travaux sur la corniche ouest le village est mort, plus personne ne vient, le site est devenu inaccessible », renchérit Malick Sylla, un cordonnier.

Même son de cloche chez Ousmane Gaye, le sculpteur sur bois. «On arrive même plus à payer le loyer tellement la situation est catastrophique», indique-t-il.

Les artisans payent la location des boutiques à la Chambre de commerce de Dakar. Selon Ousmane Gaye, les prix varient entre 6.500 et 7.000 francs CFA. Aussi modique que soit la somme, dit-il, plus de la moitié de ceux qui travaillent dans le village sont dans l’impossibilité de la payer à la fin du mois.

 «Nous sommes restés presque deux ans sans travailler et plusieurs d’entre nous ont accumulé des arriérés. Moi-même, je ne suis pas en règle», avoue le sculpteur de bois.

Cette période correspond, également,  à la basse saison touristique. Et le village artisanal, logiquement, ressent les effets de cette période. «D’habitude durant cette période, les résidents constituaient l’essentiel de nos clients, mais avec la crise, le pouvoir d’achat des Sénégalais a beaucoup chuté.  Ce que nous ressentons rudement», explique Ousmane Gaye.

La réfection du village en voie

Séguine Kanté, un autre artisan établi au village de Soumbédioune depuis 40 ans, voit le problème ailleurs. A son avis, ce sont les responsables de la Chambre des métiers qui ne font pas leur travail. «Il n y a pas de véritable politique au Sénégal pour promouvoir l’artisanat», regrette-t-il, d’un ton amer.

«L’artisanat est en crise depuis plus de 20 ans maintenant et si les autorités ne font rien, il va mourir de sa belle mort», prédit le vieux Séguine Kanté.

Pourtant, souligne Maguette Mbow, président de la Chambre des métiers,  l’artisanat fait des rentrées de devises énormes et représente 12 % du produit intérieur brut du Sénégal. Et à l’en croire, l’espoir est encore permis.

En effet, renseigne-t-il, la maquette pour les travaux de réfection du village sera bientôt sur la table du Président de la République. Ceci permettra, croit-il savoir, à Soumbédioune de se moderniser et de retrouver son lustre d’antan.

                   SOCIETE
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« Evertuons nous d’abord à toujours observer nos devoirs envers nos semblables plutôt que de réclamer les droits que ceux-ci nous doivent comme le recommande Serigne Touba (…) Nous exhortons les disciples mourides de persévérer dans la lecture du coran laquelle tenait énormément le Cheikh (...) La réalité est que chaque disciple se doit de faire tout son possible et de  persévérer à  mettre sincèrement les enseignements du Cheikh en pratique même s’il ne parviendra pas toujours à s’y conformer de manière parfaite.» Extrait du sermon de Serigne Saliou Mbacké lors de la Korité 2007.

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