Le site du Monument de la Renaissance, pas encore ouvert au grand public, offre une exception à l’occasion de la fête de la musique. L’infrastructure culturelle, inaugurée le 3 avril dernier, sera le théâtre d’un concert ce soir. Plusieurs artistes locaux sont attendus.
Auparavant, pour joindre l’utile à l’agréable, l’Association des métiers de la musique (AMMS) invite les acteurs à plancher sur la situation de l’art musical au Sénégal, à la Maison de la culture Douta Seck. La rencontre devrait se dérouler en présence des autorités de la culture.
Depuis une décennie, les collectivités locales contribuent à la décentralisation de la célébration de la fête de la musique. Celle-ci est inscrite dans les calendriers des différentes localités dont les élus offrent à leur jeunesse respective des concerts avec les artistes locaux.
Pour l’édition 2010, à Dakar, le Monument de la Renaissance entre dans la danse. Mais la Place de l’Obélisque sera fidèle à la tradition. Un mégaconcert y est organisé cette année comme tous les ans. Le spectacle sera retransmis en direct par la chaîne de télévision 2Stv (privée).
La fête de la musique a vu le jour à Paris. L’idée a été lancée en 1981 par Jack Lang et Maurice Fleuret, qui furent en France, respectivement, ministre de la Culture et directeur de la Musique et de la Danse. La première édition a eu lieu en 1982 sous le slogan : «Faites la musique».
La fête de la musique a commencé à s`exporter en 1985 à l`occasion de l`Année européenne de la Musique. Elle devient d’abord un véritable phénomène en Europe. Berlin, Budapest, Barcelone, Istanbul, Liverpool, Luxembourg, Rome, Naples, Prague ont été les premières villes occidentales à l’inscrire dans leurs agendas culturels annuels. Un timbre poste lui sera dédié en 1998.
En moins de quinze ans, la fête de la musique est célébrée dans plus de 130 pays et plus de 340 villes dans le monde. Le Sénégal compris.