Intitulé «Vibrations Nocturnes», cet album commun a été produit grâce au soutien de l’ambassade de France. Il a été enregistré à Banjul, la capitale de la Gambie, frontalière de la Casamance, plongée depuis quelques années dans une situation de ni guerre ni paix.
Face aux journalistes, les artistes impliqués dans ce projet ont expliqué que l’enregistrement de l’album à Banjul est une manière de rendre compte de la dimension sous-régionale du conflit casamançais et partant amener les pays frontaliers, dans ce cas précis la Gambie, à s’impliquer davantage pour le retour de la paix en Casamance.
S’agissant du contenu de l’album, il reflète « à merveille » la richesse et la diversité de la musique casamançaise, selon Seckou Keita, chef de file du groupe Fogny, partie prenante à ce projet.
L’idée à la base de ce projet, c’est de jouer pour la paix par la musique qui permet de faire le lien entre différentes cultures, ethnies et régions, selon le chef de file du groupe Fogny.
«Notre région a été pendant longtemps meurtrie par une guerre qui ne finit pas. En tant que natif de cette partie du pays, nous ne pouvons rester les bras croisés», a déclaré Keita, se présentant comme un ambassadeur de la paix dans tout le Sénégal, mais aussi et surtout pour la Casamance.
Ses partenaires du «Baaduwaa Orchestra» et de l’Ucas Jazz Band de Sédhiou ne disent pas autre chose. «Cet album est le premier d’une série qui proposera en trois volets un voyage musical à travers les différentes régions du Sénégal», avancent-ils.
Pour ces nouveaux ambassadeurs de la paix en Casamance, la Fête de la musique – célébrée le jour du lancement de cet album –offre une occasion unique de faire découvrir leur talent à travers un spectacle qu’ils produiront au théâtre de verdure Giles Obringer de l’Institut français de Dakar.